Nous serions la génération du burn-out ?


A la suite de "La gentillesse, secret de la #Performance !", je réagis par rapport à un article que je trouve pertinent ou impertinent. Car là encore il apporte une vision un peu décalée, qui amène le questionnement.

La génération Y nous percevrait comme la génération du #Burn-Out. Ça fait froid dans le dos et c'est comme un souffle nouveau que l'on peut faire sien ou laisser passer à son gré.

Cet héritage que nous vous léguons.

Certes nous avons hérité de nos grands parents le travail 6 jours sur 7, le mariage comme contrat social pas toujours très empreint d'amour, mariage comme travail pour la vie.

Nos parents ont profiter des premiers congés payés, le mariage d'amour et le droit à divorcer. Les femmes ont

obtenu en 1944 le droit de vote. Elles ont découvert en 1965, qu'elles pouvaient décider par elle même de leur vie et en 1975 de leur corps (loi sur l'avortement).

Tous ont connus au moins une guerre ou les temps juste après guerre. Les populations sont passées du travail rural au travail à la chaîne. Ils ont du lutter pour vivre, se loger, se nourrir et reconstruire le pays, les familles. Ils se sont équipés pour se faciliter la vie. Les produits de grandes consommation ont remplis les foyer et apportés le confort. Ils ont du nous nourrir et nous faire grandir aussi.

En mai 68 nos parents ont fait exploser les carcans dans lesquels ils étaient nés. Cela a eu des effets positifs mais aussi des dérives. Cependant cette valeur travail reste et demeure jusqu'à aujourd'hui empreinte de devoir, d'efforts, de respect de la hiérarchie. Obéir aux ordres est devenu, dans le langage professionnel, réaliser ses objectifs. On suit les ordres des patrons et on critique leurs décisions.

Et tous nous nous sommes laissés entraîner dans une spirale de sur production et sur consommation. Je ne sais pas si c'est plus de consommations égale plus de confort et plus de plaisirs.

Notre manière de travailler ne les fait pas rêver.

Ce que je vois en tout cas, c'est que notre façon de vivre et de travailler ne fait pas rêver les générations suivantes. Ils n'ont pas connus la guerre. Ils constatent que les risques psychosociaux dont font partis, les burn-out, dépressions, mal-être, souffrances aux travail sont devenus un phénomène national.

Combien sommes nous a nous poser les même questions ? A en avoir de vivre sans avoir de temps pour vivre ?!

Dans son article Anne-Laure Fréant dit "C’est quand on arrive enfin à s’arrêter de courir qu’on a cette révélation : mon dieu quel bonheur ces jours improductifs. Quel soulagement de retrouver la liberté d’errance de l’esprit, la légèreté de pouvoir simplement être sans rien prévoir. On se rend alors compte petit à petit que le son de son propre esprit renaît. On “s’entend” penser, à nouveau." On s'entend penser à nouveau.

Je regarde les nombreux exemples autour de moi et me dit que je partage son avis quand elle ajoute "La génération burn-out est aussi celle du réapprentissage d’une certaine forme d’intelligence et d’humanité que la frénésie moderne nous a désappris." ou que le modèle de leurs parents "ne leur correspondra jamais" et enfin "qu'il faut construire de nouveaux modèles".

Un vrai mouvement de fond, les nouveaux modèles sont déjà en route

Je confirme que c'est un vrai mouvement de fond, qui est déjà en route et que les nouveaux modèles sont déjà en test.

Au niveau personnel chacun peut trouver chaussure à son pied parmi tous les outils de développement personnel, de gestion du stress, tous les mouvements de santé alternatifs, et toutes les personnes qui vont accompagner.

Au niveau des entreprises, les deux mouvements en cours sont les nouvelles manières de travailler, de collaborer, d'entreprendre d'une part et les nouvelles manières de consommer et de répondre à ses nouveaux besoins. Les usages des outils informatiques dits de transformation du numériques facilitent, contribuent, génèrent et accélèrent le changement.

L'article d'Anne-Laure Fréant : https://goo.gl/6eJdhD

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