La plus vieille bactérie du monde produit le carburant de demain

06/05/2015

C'est en septembre 2012 que Déinove a réussi à produire pour la première fois de l'éthanol.

Pour fabriquer ce biocarburant, cette start-up utilise une bactérie, baptisée déinocoque, présentée dans la communauté scientifique comme l'une des plus vieille au monde. Celle-ci, en dégradant de la biomasse (paille, rafle de maïs), produit de l'éthanol. 

 

La déinocoque, qu'est-ce que c'est ?

 

Deinococcus radiodurans a été (re)découverte en 1956 par des chercheurs de l'armée américaine. Après avoir tenté de stériliser des boîtes de corned-beef en les irradiant, ces scientifiques ont découvert une bactérie ultra-résistante à laquelle ils ont attribué ce nom. Parmi leurs multiples propriétés, elles peuvent digérer la biomasse.

 

 

Comment cette bactérie permet-elle de réduire les coûts de production de bioéthanol ?

 

Actuellement, le procédé le plus courant de production de bioéthanol consiste à dégrader, des végétaux, du blé par exemple, grâce à des enzymes. Des levures sont également utilisées. Et le processus exige de chauffer puis de refroidir les solutions obtenues. Sur de gros volumes, c'est très coûteux en énergie, note Jacques Biton, le directeur général de Deinove. Avec ce nouveau procédé, il n'y a pas besoin de rajouter des enzymes, et certaines étapes de refroidissement ne sont pas nécessaires. De quoi économiser de l'énergie donc. 

 

D'autre part, ce procédé testé sur le blé, utilise également le son de blé (l'enveloppe). Celle-ci est pour l'instant rejetée par les industriels, ce qui correspond à une perte de matière première évaluée à 20%.

 

En quoi s'agit-il d'un premier pas vers la production d'un bioéthanol plus vert ?

 

Ce procédé s'inscrit dans les recherches sur le bioéthanol de deuxième génération. Celui-ci consiste à utiliser des plantes entières, des cultures dédiées, de la sylviculture ou des déchets pour produire de l'éthanol. Les biocarburants de première génération, actuellement utilisés partent des céréales et des cultures sucrières. Ils sont accusés de faire flamber les cours des denrées alimentaires. D'ailleurs, dans un contexte de forte hausse du cours des céréales, le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll a annoncé une pause dans leur développement en septembre 2012.

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